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14 février 2014

"Valls" avec Hollande ou crash dans les sondages.

14 février 2014

 

"Valls" avec Hollande ou crash dans les sondages.

 

tetesdefions

 

C’est clair, limpide même… Ils sont puissants, célèbres, mais surtout impopulaires dans l'Hexagone. Entre le Chef de l’état et son ministre de l'Intérieur, les indices de popularité sont loin d'être satisfaisants. L'affaire Dieudonné, l'affaire Gayet, Jour de Colère, « flop » sur la loi Famille…

 

Le président de la république et sa majorité récoltent les fruits d'une politique qui n'est peut-être plus de "gauche” : lors du voyage diplomatique aux U.S.A, Barack Obama semble préférer son nouvel homologue français à Nicolas Sarkozy. François Hollande deviendrait-il plus néo-libéral que Jean-François Copé ? En effet, la côte d’impopularité de notre cher président et de son gouvernement a subi une dégringolade de 4 points, selon le baromètre du mois de Février, réalisé par l'institut Yougov, pour le Huffpost et Itélé.

 Avec seulement 16% d’opinions favorables (-1 point par rapport à janvier) et 77% d’opinions défavorables (+4), le chef de l’Etat se rapproche à nouveau de son plus bas niveau de popularité, depuis l’investiture à l’Elysée. Seuls 7% des personnes interrogées ne se prononcent pas, avec respectivement 74% et 80% d’avis défavorables ; Jean-Marc Ayrault et ses ministres ne font guère mieux.

Inquiétant pour François Hollande, son image peine à se redresser dans son électorat où sa côte de confiance se hisse péniblement à 48% contre 46% de mécontents. En effet, 50% des électeurs socialistes et écologistes portent un jugement défavorable sur l’action du gouvernement. De quoi se poser des questions : rupture avec les grandes valeurs de gauche ? Pression des politiques étrangères ? Influence trop marquée des grands patrons français ?

Bien que l’emploi soit un des sujets de préoccupation des Français, l’annonce du pacte de responsabilité n’a visiblement pas redressé favorablement l'opinion et a fait encore moins d'effet à la courbe du chômage. Effectivement, « 82% de la population pense que l’économie française est en mauvais état, en hausse de 4 points depuis janvier. C’est notamment la gestion de l’économie du gouvernement qui est vue comme globalement mauvaise par 82% des Français, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à janvier », précise l’institut YouGov.

Lâché par sa base et honni par l’opposition (98% des électeurs UMP sont mécontents de François Hollande), l’exécutif a donc toutes les raisons de s’inquiéter pour les prochaines échéances électorales.

Valls continue de décrocher. Dans ce climat sinistré, les têtes d’affiche du Parti socialiste ne seront pas d’un grand secours. Déjà en forte chute au mois de janvier à la suite de l’affaire Dieudonné, le ministre de l’intérieur a fait preuve d’enfantillages dans ces mesures sanctionnaires (amendes, censure, joutes verbales superflues), jetant sur son image un discrédit vis à vis des compétences que l’on est en droit d’attendre d’un haut dignitaire de l’Etat. Manuels Valls est en bonne voie pour atteindre la place très honorable du politicien le plus impopulaire du moment.

 

P. HAAG

 

 

 

 

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14 février 2014

BRÈVE : Les esclaves de la vie étudiante

Des étudiants travaillant au service de B… et G...  afin de faire leur promotion  distribuent des flyers dans la rue: sous un temps pluvieux,  à une heure creuse,  dans des lieux  déserts qui  ne jouent pas à leur faveur, sachant que leur objectif est d’interpeller le plus de clients possibles. Cela se justifie peut-être par les difficultés de la vie étudiante,  mais quand même,  soyons sincères les étudiants, combien êtes-vous payé ? Est-ce que  ça en vaut la peine?

                                                                                                                               M.&F.

 

 

14 février 2014

Les Témoins de Jéhovah seraient-ils les messagers d'une secte? 3ème partie

Le coin du petit savoir:

Ils sont plus de 7 millions dans le monde dont 1,2 millions aux Etats-Unis.

En 2013, 201 324 734 exemplaires de la « Traduction du Monde Nouveau » sont tirés dans 120 langues.

Une étude réalisée par Potter sur la santé mentale des Témoins de Jéhovah conclue qu'il existe une corrélation positive forte entre l'adhésion du Témoin et la schizophrénie clinique.

Le 13 janvier dernier, une cour Russe déclarait les brochures des Témoins de Jéhovah comme étant extrémistes.

Il y aurait près de 400 cas de viols confessés possibles en France au sein des Témoins de Jéhovah.

6 dates de fin du monde annoncées: 1874, 1914, 1915, 1918, 1925, 1975. La prochaine: 2034.

68% des enfants nés de parents Témoins de Jéhovah fuient la secte.

Nos conseils et nos adresses:Restez entourés de votre famille et vos amis.Pensez par vous même.

N'hésitez pas à contacter le CCMM si vous avez des doutes ou autres Centre des Associations, Simone de Beauvoir, 14, rue Violet, à Besançon.

Permanence le jeudi de 16h à 18h. Pour les contacter: 03 81 81 81 69

 

Désirée CHARMOILLE, Léa COUTELLE, Ye HE, Lolita PHEULPIN

14 février 2014

Les Témoins de Jéhovah seraient-ils les messagers d'une secte? 2

Témoignages...

Les chiffres et les recherches nous permettent de constater que beaucoup sont pris dans les filets des témoins de Jéhovah. Nous avons donc été au cœur du sujet en posant quelques questions à des personnes concernées. Nos témoignages sont ceux d’une mère de famille qui fut témoin de Jéhovah ainsi que son fils. Et nous nous sommes permis d’aller au cœur du sujet en exposant nos questions à un témoin de Jéhovah:

L-Administration-penitentiaire-va-devoir-reexaminer-les-demandes-d-obtention-de-statut-d-aumonier-pour-les-Temoins-de-Jehovah_scalewidth_630

 

Quelle est votre nationalité?

Française.

Quel âge avez-vous et à quel âge êtes-vous devenu témoin de Jéhovah ?

70 ans. À 38 ans je suis devenue vraiment témoin de Jéhovah, avant j’étais sympathisante.

Qui vous a convaincu de devenir témoin de Jéhovah ?

Moi. Devenir TJ est un acte personnel après avoir étudié la Bible et être convaincue de sa véracité.

Pour quelles raisons êtes-vous devenu témoin de Jéhovah ?

J’ai acquis la conviction de l’existence de Jéhovah qui est le nom de Dieu et de la nécessité d’obéir à sa Parole de Bible.

Quelle est la religion de vos parents ?

Mes parents étaient catholiques très pratiquants puis ils sont devenus Témoins de Jéhovah.

Avant de devenir Témoin de Jéhovah, à quelle religion apparteniez-vous ?

Aucune.

Qu’est-ce qui vous a convaincu, motivé de devenir témoin de Jéhovah ?

L’amour de Dieu pour les humains. Ce qu’il a fait et ce qu’il va encore faire, l’exactitude des prophéties contenues dans la Bible.

Que pensez-vous du fait que beaucoup pensent que vous êtes membre d’une secte ?

Tout d’abord qu’ils ne connaissent pas la définition du mot “secte”, que cette accusation n’est pas nouvelle puisque Jésus Christ était aussi accusé d’être membre d’une secte et enfin que les personnes peuvent penser ce qu’elles veulent. Cette discussion ne nous intéresse pas.

Avez-vous déjà essuyé des remarques sur votre croyance, vous sentez-vous discriminé(e) et pourquoi ?

Des remarques oui mais elles sont fondées sur des “on-dit”. Les personnes qui font des remarques ne cherchent pas toujours à connaître la vérité.

Lors de vos démarchages, visez-vous des types de personnes en particulier ?

Nous ne démarchons pas , nous n’avons rien à vendre. Tout le monde est notre prochain et nous rencontrons notre prochain. Nous sommes suffisamment connus pour frapper à toutes les portes.

Suivez-vous une méthode particulière pour convaincre les gens de définir Témoin de Jéhovah ?

C’est la recherche de la vérité qui convainc les personnes.

Que répondez-vous aux gens qui vous accusent de manipulations de la pensée vis-à-vis de vos croyances ?

Nous n’avons pas de croyances autres que la vérité contenue dans la Bible qui est un livre à la disposition de tous. Il serait judicieux qu’ils la lise.

Avez-vous déjà douté de vos croyances ?

Non jamais car je crois en Dieu et en sa parole.

Comment réagissez-vous quand vous êtes confronté à des refus lors de vos démarchages ?

Pas de réponse.

Est-ce que cela coûte cher de devenir Témoin de Jéhovah, que demandez-vous aux nouveaux adeptes pour entrer chez vous ?

Pas de réponse.

Que pensez-vous des religions qui n’ont rien à voir avec les trois grandes religions monothéistes : hindouisme, bouddhisme, taoïsme, autres… ?

Pas de réponse.

 Nous constatons que le Témoin de Jéhovah n'a pas souhaité répondre à toutes les questions et paraît réciter ce qu'il a apprit. Il s'appui sur l'annonce de la vérité pour en convaincre d'autres, il semble réellement persuasif sur ses croyances. Les victimes que nous avons entendues tiennent un discours différent sur la manière de procéder vis-à-vis de la croyance. Le tiraillement du bien et du mal, de l'affrontement de la mort ainsi que de la vie s'éternisent dans les peurs de ces personnes.

Témoignages de victimes:

La personne que nous avons interrogé est une ancienne victime des témoins de Jéhovah et à préféré garder l'anonymat.

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Quel âge avez-vous ?

46 ans.

Comment avez-vous été mis en contact avec les Témoins de Jéhovah ?

Par un membre de ma famille.

Pour quelles raisons êtes-vous devenu témoin de Jéhovah ?

Je ne suis pas devenu Témoin de Jéhovah mais j’ai étudié pendant plus de 5 ans et suivi leurs enseignements, les réunions, les congrès.
Depuis combien de temps êtes-vous témoin de Jéhovah ou combien de temps l’avez-vous été ?

5 ans d’études avec le mouvement des témoins de Jéhovah.

Votre entourage a-t-il changé d’attitude lorsqu'il a appris que vous étiez témoin de Jéhovah ?

Oui énormément, il n’avait pas changé d’attitude envers ma personne mais plutôt envers mes pensées, qui étaient devenues sur certains points de la vie courante très différentes de leurs points de vue. Par exemple plus d’anniversaire de naissance, plus de fête de Noël ni de vœux de bonne année ce qui choquait vraiment les personnes les plus âgées de mon entourage, en gros c’est moi qui avait changé.

Pourquoi avez-vous quitté les Témoins de Jéhovah?

Parce que leurs enseignements étaient trop pesants à assumer dans la vie de tous les jours, et des désaccords envers «leurs enseignements”, qui ne souffraient d’aucunes critiques étaient de plus en plus fréquents.

Aviez-vous la sensation d’être manipulé quand vous étiez témoin de Jéhovah ? Et pourquoi ?

Oui mais pas au début, cette sensation est arrivée en progressant de plus en plus dans leur milieu, pas de cause particulière mais une sensation de malaise par rapport à certains membres, à certaines doctrine. Sensation d’étouffement .

Pensez-vous que vous étiez membre d’une secte ?

Oui , je pensais être membre d’un groupement Sectaire j’entends par là que le fait de ne devoir fréquenter constamment que les membres au détriment de notre famille (parents, grands parents , tantes ,cousins, etc.) me donnait une sensation d’isolement familial (et pas que la sensation).

Avez-vous le souvenir de moments marquants lors de votre expérience ?

Oui, j’ai fait l’expérience d’un groupement trop fermé dans leur manière de penser, je n’arrivais plus à penser par moi-même, étant croyante il était pour moi impossible d’avoir ma propre opinion, tout était guidé par leurs enseignements.

Vos convictions religieuses ont-elles évoluées depuis cette expérience ? Si oui pour quelles raisons ?

En fait, après mon arrêt j’ai eu une peur immense de Dieu alors que pour moi Dieu est amour, j’ai retrouvé une certaine sérénité d’esprit au sein de l’Eglise réformée protestante mais qui a été longue à se remettre en place, j’avais l'impression d’être perdue de ne plus pouvoir penser seule.

Un pasteur m’a aidé à m’ouvrir l’esprit et à effacer la peur de Dieu que je ressentais et retrouver une foi qui ne m’oppresse plus psychologiquement.

Avez-vous pensé à un moment ou à un autre que vous deviez dénoncer certains agissements aux autorités ?

Non .

Notre seconde victime a fait l'expérience des Témoins de Jéhovah alors qu'elle était encore enfant.

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Quel âge avez-vous ?

27 ans.

Comment avez-vous été mis en contact avec les Témoins de Jéhovah ?

Dans mon souvenir, par un membre de ma famille qui y est entré et qui nous a proposé d’y entrer également.

Pour quelles raisons êtes-vous devenu témoin de Jéhovah ?

Car quand j'étais plus jeune, mes parents y sont entrés et quand vos parents décident de quelque chose, vous êtes par défaut obligé de le faire. Ce qui en soit est assez horrible quand on y pense. Je n’avais aucune envie de croire, un enfant se moque bien de ces considérations.
Depuis combien de temps êtes-vous témoin de Jéhovah ou combien de temps l’avez-vous été ?
Plusieurs années, peut-être cinq ou six ans je ne me rappelle pas exactement. En tout cas, bien trop longtemps à mon sens.

Votre entourage a-t-il changé d’attitude lorsqu'il a appris que vous étiez témoin de Jéhovah ?

Non pas forcément, je dirais que c’est nous qui changeons et sommes amenés à moins fréquenter les “non témoins de Jéhovah”. C’est un cercle très communauturariste comme toutes les religions, signalons-le. Les témoins de Jéhovah ne sont pas une exception.

Pourquoi avez-vous quitté les témoins de Jéhovah?

Mes parents ont décidé d’arrêter car ils voyaient bien que cela n’était pas bon pour nous comme pour eux ; être replié sur soi et fréquenter des gens comme toi cela appauvri forcément la pensée.

Aviez-vous la sensation d’être manipulé quand vous étiez témoin de Jéhovah ? Et pourquoi ?
Difficile de répondre, la religion quelle qu'elle soit et basée sur des dogmes en une croyance d’un Dieu unique donc toutes les religions manipulent pour moi leurs “fidèles”. J’ai pas plus l’impression d’être manipulé qu’un juif, qu’un chrétien ou un musulman. A leur niveau toutes sont dogmatiques et entraînent les gens dans des pensées, pour ma part dépassées.

Pensez-vous que vous étiez membre d’une secte ?

Non mais disons de mon point de vue d’enfant, j’étais membre d’une communauté unie autour de Dieu et les autres étaient extérieurs à ma vie. J’avais des amis que parmi les témoins de Jéhovah car voyez-vous on ne fêtait pas Noël, ni anniversaire car ce sont des fêtes proscrites par la façon de pratiquer la religion au sein de cette communauté. Je sais pas si cela a évolué mais quand j’étais gosse c’était comme ça. Donc forcément vous ne fêtez pas votre anniversaire donc vous n'invitez personne et les gens vous trouvent bizarre de ne pas faire Noël !

Avez-vous le souvenir de moments marquants lors de votre expérience ?

Le souvenir des réunions le soir à la salle du Royaume qui m’empêchaient souvent de regarder la télé comme tous les gosses de mon âge et une série que j’appréciais à l’époque: la planète des singes. Bref, tout ça pour dire qu'on n'était pas obligé mais la communauté incite les gens à venir tout le temps sous peine de petites remontrances. Donc ils empiètent sur votre vie et étant un gosse à cette époque, et bien vous suivez vos parents, point final. Même s'il y a la série qui vous plait et même si vous n'avez pas envie. Dieu, Jésus et Moïse sont de mes yeux d’enfants, des jolis contes pour enfants !

Vos convictions religieuses ont-elles évoluées depuis cette expérience ? Si oui pour quelles raisons ?

Je pense avoir depuis le début de l’interview donné ma réponse, bien évidement la religion de mon point de vue d'adulte est désormais quelque chose de profondément dépassée et divise plus les hommes qu'elle ne les unit dans “l’amour” quel prétend véhiculer. Bref, pour moi ce n’est pas forcément mauvais mais j’ai relu la Bible récemment, c’est un livre bourré de contradictions, d’incohérences historiques, qui crée des histoires là où il n'y en n'a pas eu. L’exemple de Moïse est le plus probant, aucun peuple “hébreu” n’ayant été réduit en esclavage par un pharaon, qui plus est l’un des plus célèbre, Ramses II. Bref, pour ma part la religion n’est plus un conte pour enfant mais une tragédie humaine.

Avez-vous pensé à un moment ou à un autre que vous deviez dénoncer certains agissements aux autorités ?

Non j’étais un enfant et je n’aurai pu faire de tors à ma famille, soyons réalistes. Et comme je le disais, cette religion, pour moi elle est une religion, les gens ne sont pas mauvais en soi. Comme les autres ils croient en Dieu, sont communautaires et enseignent contradictions sur contradictions, voilà. Cette question est un peu forte je trouve, on n'appelle pas les autorités pour cela! Les témoins de Jéhovah ne sont pas des mauvais gens mais il vivent repliés sur eux-mêmes à l’image d’autres religions.

Désirée CHARMOILLE, Léa COUTELLE, Ye HE, Lolita PHEULPIN

14 février 2014

Messieurs, ne soyez pas des agresseurs !

Liberté, égalité, fraternité. Ces trois mots simples, connus de tous, constitue à eux trois la devise de la république française. Trois mots simples, mais qui chaque jours sont remis en question par les actes les plus anodin. Le hashtag #safedanslarue nous en apporte une nouvelle preuve. 

Tout commence avec un fil de discussion sur Twitter ou un homme s’étonnait de l’image que lui renvoyait la presse féminine. Il ne comprenait pas pourquoi lorsqu’il croisait une fille dans la rue, le soir, celle-ci pressait le pas et cherchait à l’éviter. Il a reçu de nombreuses réponses de jeunes femmes qui lui expliquaient que pour elle, marcher dans la rue le soir était toujours une source de crainte. La discussion s’est poursuivie en adoptant le hashtag #safedanslarue et de nombreuses personnes ont fait part de leur technique pour lutter contre la peur. L’une écoutait sa musique à fond, une autre choisissait de « marcher moche », une autre encore gardait ses clefs en main en cas d’aggression. Tout a dégénéré après que Crêpe Georgette, une bloggeuse féministe, propose une liste de conseil à destination des hommes pour rassurer les femmes dans la rue. L’un d’entre eux, changer de trottoir et rapidement dépasser les jeunes filles sur notre chemin, a suscité la colère des hommes qui suivait la discussion. Pour eux, changer de trottoir était un aveu de faiblesse, une proposition absurde. Après tout, entre l’empathie et la flemme, il faut faire un choix !

Quand les filles filent droit...

Au final, plusieurs twittoes ont clarifié la situation, en expliquant qu’il s’agissait surtout de prêter attention aux craintes des autres. Mais au-delà du débat sur tel ou tel conseil, cette discussion a le mérite de soulever un point important. La moitié de la population ne se sent pas en sécurité dans les rues. Alors même que les statistique du viol montre que l’agresseur est dans la grande majorité des cas un proche, voir un membre de la famille, les femmes appréhendent le simple fait de sortir dans la rue. Des études sur le déplacement des individus en ville ont révélé une véritable fracture entre les comportements masculins et féminins. Les hommes flânent, trainent dans les rues, se permettent de stationner. Les femmes elles, ne se déplacent qu’en ligne droite, en se déplaçant d’un point précis à l’autre. Mais le pire dans tout ça, c’est que ce comportement est accepté de façon presque inconsciente par la gente féminine. En tant que garçon, je n’ai jamais eu à m’inquiéter de l’heure à laquelle je rentrais de soirée, par quel chemin ou bien si j’étais accompagné. Et j’ai mis du temps à comprendre que pour les filles, ce n’était pas aussi simple. Beaucoup des jeunes femmes ayant participé à la discussion sur Twitter expliquaient qu’elles renonçaient régulièrement à sortir le soir si elles n’avaient pas une excellente raison. Et pour la plupart d’entre elles, il est naturel d’avoir peur. Elles ont été éduquées dans l’idée que la rue était un lieu potentiellement dangereux. Et aujourd’hui, entendre les pas d’un homme derrière elles dans la rue suffit à activer ces réflexes d’autodéfense. 

"Hé, Mad'moizelle..."

Le reportage d’une étudiante en journalisme belge sur les réflexions auxquelles devaient faire face les filles qui avait le malheur de se déplacer dans la rue ont permis à de nombreuses personnes de réaliser la différence de vécu entre un homme et une femme. Et pourtant, nombreux sont les hommes aujourd’hui qui considère normal d’aborder une fille en pleine rue. Ils ne comprennent pas que non, une fille ne marche pas dans la rue pour répondre aux compliments de tous les individus mâles qu’elle croisera sur son chemin. Le classique « Hé mademoiz’elle » n’est ni plus ni moins gênant que « hey, gardez toujours votre sourire ». La rue est un lieu publique, mais c’est aussi un lieu de passage. Même lorsque vous abordez quelqu’un avec les meilleurs attentions du monde, il ne faut pas oublier que la plupart du temps, les gens dans la rue n’y sont pas par hasard. Il se rendent quelque part. Et ils n’ont pas forcément le temps ni l’envie de répondre à la moindre sollicitation de mâle en rut. Surtout quand au compliment, suscite l’insulte. 

Tant que...

Encore une fois, il s’agit là de comportement. Seulement, l’homme est censé être un chasseur. C'est un « vrai mec » le gars qui aborde une fille dans la rue. Et malheur à elle si elle n’ose pas répondre. Elle portait une minijupe, elle souriait, j’te jure elle m’a fait un clin d’œil. Tout est prétexte est suffisant. Mais ce sont de faux prétextes. Rien de tout cela n’est une raison suffisante pour aborder une fille dans la rue. Il y a de nombreux lieux de où les gens sont disposés à rencontrer des inconnus. Les bars, les sites internet, les soirées entre amis… Hélas, tant qu’on continueras à enseigner aux filles qu’il est normal de devoir faire attention dans la rue, tant que l’on n’expliquera pas aux garçon que les filles ne sont pas « disponibles » ou réceptives n’importe quand, la moitié de la population ne pourra pas se promener librement dans les rues. Une honte pour un pays où l’égalité est inscrite comme valeur fondatrice.

Geoffrey CLEMENT

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12 février 2014

FILLE, FEMME ET SUPPORTRICE !

 

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Dans l’antre des supporters de football, un phénomène se propage et prend de plus en plus d’ampleur ces dernières années : la gente féminine prend place en tribune. Il est plus approprié de dire qu’elle s’impose en tribune au milieu de ce territoire très majoritairement masculin. Nous nous intéresserons très peu aux supportrices faisant les gros titres car elles ont montré leurs seins lors d’un but, celles plus communément appelées groupies, mais à celles qui laissent ressortir leur masculinité le temps d’un match.

Marion, 23 ans, est une fidèle supportrice de l’Association Sportive de Saint-Etienne et revendique haut et fort sa passion pour les Verts et n’échangerait en aucun cas un jour de match contre une journée shopping ! « Les Verts c’est ne histoire de famille chez nous. Mon père et mon frère sont des passionnées et ils m’ont transmis le virus… Je me souviendrais toujours d mon premier match c’était impressionnant, tout paraissant plus, fascinant et en même temps un peu effrayant, ce jour là je n’ai pas lâché mon père d’une semelle ! J’adore être dans le kop près des Ultras, rien n’est comparable. Il n’y a pas beaucoup de filles, un peu plus ces dernières saisons mais rien qui ne change la hiérarchie des tribunes [sourires]. Dans le stade, ça ne sert à rien de se montrer « en fille », pas de slim ou de talons ce n’est pas la peine ! On est entourées de mecs, dont beaucoup sont alcoolisés ou shootés, il faut très prudente et restée avec quelqu’un de sûr par précaution, on ne sait jamais. Malgré ça, les filles n’ont pas à avoir peur non plus d’aller en kop, du moins à Saint-Etienne. Il faut s’imposer, montrer que l’on a une passion commune avec tous ceux qui sont là et qu’on veut la vivre pareil donc il faut chanter, faire les choré… Je ne conseillerais pas à une fille d’aller en Kop en jupe talons qui ne chanterait pas…ce serait mal vu. En quelque sorte on est accepté dans la tribune comme « femme se comportant en homme » c’est assez paradoxal. En-dehors du stade, c’est beaucoup moins matchos. Des hommes restent des hommes et dans ces moments très festifs, une fois l’effet de groupe dissipé, ils sont pas mal à chercher une supportrice des Verts assez mignonne, un soupçon garçonne pour partager une passion à deux, ou plus si affinités [rires]. Le foot et surtout les tribunes c’est très très hiérarchisé. En tant que fille, on n’a pas vraiment à craindre de violences contre nous car ce ne serait pas glorieux pour un homme d’agir ainsi, il y a un code d’honneur du supporter « homme » assez précis… Maintenant je dirais que les supportrices sont appréciée des clubs et des joueurs et se font une place de plus en plus importante parce que contrairement aux hommes nous ne sommes pas pour la violence voire totalement contre, c’est un foot pacifique et festif que l’on aime. Dans le pire des cas, certaines peuvent insulter les supporters adverses mais c’est quand même assez rare, tout dépend de l’âge. Chez les supportrices aussi, les comportements sont différents en fonction de l’âge, l’effet de masse aura plus d’impact sur une ado de 15 ans que sur une dame de 30 ans… Personnellement, je pense que les clubs ne veulent pu de ces débordements de violences qui font la une des journaux, les sanctions sont plus forte et tout ceci favorise l’entrée des femmes dans le monde du football. Je pense que c’est quelque chose à vivre au moins une fois dans sa vie de femme, c’est sensationnel, c’est un la lutte de l’égalité sur le terrain et sans convention, réussir à se faire sa place dans ce monde d’homme je dois avouer que c’est assez satisfaisant ! ».

Gwenaelle Hauchard

Vous ne connaissez pas la légende des verts, cliquez sur le lien ci-dessous...

Aragon a dit « la femme est l’avenir de l’homme », la supportrice serait-elle l’avenir du supporter ? 

31 janvier 2014

Changement de décor au Bar de l'U

Source: Externe

Le Café du Siècle de 1900 a fait du chemin. Renommé Brasserie de l'Université, l'incontournable troquet a fait peau neuve pour toujours plus d'ambiance et de convivialité !

Le rendez-vous des étudiants

Tous les habitués vous le diront : la Brasserie de l'Université a bien changé ces dernières années. Nouveau gérant, nouvelle ambiance. C'est dans un style bleu épuré que sont disposés des vinyles rétros. Auparavant remplis de boiseries et de couleurs très vives, le Bar a sû se remettre au goût des clients. Les étudiants d’autrefois constatent avec surprise ce changement. Ils se plaisent alors à raconter leurs anecdotes sur les moments passés au Bar de l’U. Il n’est pas rare d’y croiser un ancien vous révéler qu’il venait il y a au moins trente ans. Parfois de passage sur Besançon, ils viennent voir ce qu’est devenue l’institution étudiante de leur jeunesse.  En tant que gérant, David Petit a su faire perdurer ce climat familial avec les étudiants. Ils aiment se rassembler pour une partie de baby-foot, un billard ou une bonne mousse. Tous les événements nocturnes sont gérés par Pierre-Yves Petit, le frère du patron. Les concerts ont repris à bon train depuis leur arrivée. Ils ont réussi à faire revenir la clientèle des musiciens grâce aux soirées SLAM du mercredi. Le micro est en libre-accès tout comme les instruments. Mais rassurez-vous : tout n'a pas changé ! Le happy-hour est toujours d'actualité entre 12h et 14h. Les soirées ERASMUS du mardi soir avec des tarifs réduits ont quant à elles toujours lieu. Les étudiants étrangers comme les francophones sont les bienvenus, ils peuvent se retrouver dans une atmosphère festive et échanger sur leurs langues, leurs cultures, leurs études... Vous l’aurez compris, le Bar de l’U reste plus que jamais une valeur sûre pour tout ceux qui veulent passer un bon moment. Alors venez nombreux !

Concert DJ Sessions 06/02

Voici un petit calendrier de ce que vous propose le Bar de l’U pour le mois de février :

  • Concert Uppertone – 1/02
  • Concert Mighty -6/02
  • Soirée spéciale Bob MARLEY -7/02
  • Soirée avec Radio Campus -13/02
  • Concert Grand Sal -15/02
  • Tournoi de Baby-foot -20/02
  • Soirée Merkuro Crew -28/02

 

 Deux témoignages d’habitués du Bar de l’U :

Jeune étudiant de la faculté de Lettres : « J'aime beaucoup l'ambiance et je m'entends bien avec tout le monde. C'est idiot, mais rien que le fait de pouvoir laisser ses affaires pour aller dehors et les retrouver telles quelles c’est cool. En plus il y a une confiance entre les clients et les serveurs : si tu oublies ton portefeuille, tu peux venir payer le lendemain. Et puis c’est juste à côté de la fac, et il y a un babyfoot ! T’as une pause tu viens là ! Je viens aussi souvent le soir car l’ambiance est différente, les gens sont moins pressés et viennent décontractés. »

Habitant du quartier depuis 30 ans : « Je viens ici car je travaille dans cette rue depuis des années. J’en ai vu passer des patrons, des serveurs et des étudiants… Les changements de style, le bois, le bleu, l’apparition d’une cuisine, … Je continue à venir car il y a le journal. Je ne vais pas vous mentir, je viens pour ça car c’est mon moment détente le matin : mon journal et mon café. »

Si le cœur vous en dit vous pouvez suivre le programme du Bar de l’U sur son facebook : https://www.facebook.com/lebardelu.fr

C&C

31 janvier 2014

Musique Arabo-Andalouse , Histoire d’une Famille démembrée.

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1962 année de l’indépendance de l’Algérie, près de 150.000 Juifs algériens ont quitté leur pays, un départ  amer sous une musique triste, une musique longtemps jouée et partagée avec leurs compatriotes musulmans, la musique Arabo-Andalouse.

Alger, Constantine, Tlemcen, des villes qui abritaient pendant des années des soirées de belle musique arabo-andalouse entre juifs et musulmans. Ils partageaient cette  musique comme un souvenir de l’Andalousie en chantant l’histoire commune vécue là-bas  par les juifs et les musulmans, au-delà de la complicité sociale qui régnait à cette époque en Algérie entre juifs et musulmans. La musique arabo-andalouse était l’autre point qui unissait ces deux parties du peuple aujourd’hui séparées par la politique. Une complicité artistique clairement apparente dont témoigne le succès du chanteur juif Lili Boniche dans les années 50  « Ana el Warka lhezina »  (oh moi.. la pauvre feuille ) dont les paroles  ont été écrites par Mustapha Kechkoul et la musique par le pianiste Mustapha Skandrani , deux de ses compatriotes musulmans.

Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, ces artistes juifs ont dû  quitter leur pays natal pour rejoindre la France. Néanmoins ce déménagement imposé par les évènements historiques qu’ont connus les deux pays, a été fatal pour leur genre musical préféré ,un genre qui n’a pas séduit les Français pour des raisons culturelles et de langue ce qui a poussé les artistes tels que Lili Boniche, Line Monty, Robert Castel à apporter des modifications sur la musique arabo-andalouse pour des raisons commerciales.

Après plus de 50 ans de l’indépendance de l’Algérie la nouvelle génération enthousiaste et optimiste veut tourner la page, une volonté qui a été concrétisée  par le travail de Safinez Bousbia une jeune réalisatrice algérienne qui a relevé le défis de reconstituer une classe d’élèves du grand maitre de la musique Chaâbi (musique populaire) El Hadj Mohamed El Anka à Alger avant l’Indépendance  et d’autre chanteurs et musiciens juifs et musulmans longtemps séparés par une longue durée d’absence. Bien que la tâche n’ait pas été facile, la jeune réalisatrice est parvenue à reconstituer le groupe et du tournage du film documentaire en 2007 à sa sortie en 2012, elle a réussi à réunir les Robert Castel, Luc Cherki, Maurice El Medioni etc… avec leurs anciens camarades et co- musiciens les Ahmed Bernaoui, Manou, Tahmi, Liamine Haimoune etc … Mieux encore ils ont créé un groupe et réalisé un album ensemble qui porte le nom du film documentaire El Gusto  ce qui veut dire en espagnol  « joie de vivre ».

31 janvier 2014

Les Témoins de Jéhovah seraient-ils les messagers d'une secte? 1ère partie

 

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Toc toc toc! Qui est là? Hé oui ce sont encore les Témoins de Jéhovah. En ville et dans les villages, il est devenu presque banal de recevoir la visite de ces personnes à son propre domicile. Qui sont-ils? Que nous veulent-ils? S'agit-il d'une religion ou d'un stratagème de manipulation? Leur présence fait débat et les avis sont partagés, cette enquête permettra peut-être de vous éclairer.

Quelques recherches sur les Témoins de Jéhovah...

L'histoire des Témoins de Jéhovah commence dans les années 1870 aux États-Unis avec Charles Russel. Ce dernier décide de créer un groupe destiné à l'étude de la Bible appelé les « Étudiants de la Bible » qui sera remplacé par l'appellation « Témoins de Jéhovah » à partir de 1931, Jéhovah (ou Yahvé) étant le nom de leur Dieu.

Charles Russel a le désir de prêcher la parole de Dieu en faisant connaître les enseignements de Jésus et en étant fidèles aux pratiques de la congrégation chrétienne du Ier siècle. Il décide d'en faire profiter le monde entier en organisant des réunions ouvertes au public et en créant la revue « La Tour de Garde annonce le Royaume de Jéhovah » dont il est le rédacteur en chef. Les adhérents examinaient la Bible sujet par sujet et cherchaient d’autres versets pouvant expliquer des passages incompris. Pour conclure leur étude, ils écrivaient leurs résultats que l'on retrouve dans leurs revues.

Explications

Il ne s'agit pas d'une nouvelle religion mais d'une nouvelle croyance... Ils croient en Jésus et s'appuient sur des textes chrétiens. Un Témoin de Jéhovah est baptisé au nom de Jésus et prie en son nom. Ce sont des chrétiens dont les croyances sont fondées sur les Saintes Écritures et croient tant à l’Ancien Testament qu’au Nouveau Testament.

Selon eux, ils sont des fidèles vivant dans Le Royaume de Dieu, qui n'est pas limité dans le temps et ne sera jamais supprimé. Ils ont pour volonté de vivre dans un paradis terrestre et annoncent la fin du monde.

Le financement des Témoins de Jéhovah se fait grâce aux dons des fidèles. Il n'y a pas de quête lors de l'office, chacun donne ce qu'il veut. Ils s'impliquent dans les actions humanitaires, donnent des cours d'alphabétisation et aident les personnes alcooliques et toxicomanes à stopper leurs dépendances.

Les règles

Les lois instaurées interdisent ce qu'ils jugent être des mauvais comportements, comme l'idolâtrie politique ou festive suite à quoi ils peuvent être excommuniés. Ils ne fêtent pas les anniversaires, ni Noël. Ils doivent refuser la transfusion sanguine, le service militaire et ne votent pas. Les principes des Témoins de Jéhovah semblent évoluer avec leur époque. Par exemple, à partir de 1978 les pratiques sexuelles entre personnes mariées ne sont plus légiférées. En faisant part de nouvelles interdictions durant cette période, les Témoins de Jéhovah perdent 551 000 fidèles sur un total de plus de 2 millions entre 1975 et 1979. Ce sont des événements comme ceux-là qui peuvent nous laisser perplexe quant à leur façon d'actualiser les convictions de toute une communauté.

L'évolution

Le phénomène prend de l'ampleur et accueille aujourd'hui des personnes de toutes nationalités et toutes cultures, ils sont présents dans plus de 200 pays et territoires. Les Témoins de Jéhovah ont pour but commun de rendre honneur à Jéhovah qu'ils considèrent comme étant leur créateur et Dieu de la Bible. Selon eux, le nom de Jéhovah figurait à plusieurs reprises dans la Bible et c'est à cause de mauvaises traductions que l'on serait passé outre ce détail durant des siècles. Ils ressentent alors le besoin d’éditer une nouvelle traduction pour aider chacun à découvrir la « connaissance exacte de la vérité » et paraissent en 1950 la « Traduction du monde nouveau ». Cet ouvrage permettra alors aux Témoins de Jéhovah de faire leur propre interprétation de la Bible.

Pour diffuser la bonne nouvelle, Jésus aurait ordonné à ses disciples d'aller trouver les gens chez eux pour leurs annoncer « la Nouvelle». Les Témoins de Jéhovah s'inspirent ainsi de Jésus en faisant du porte-à-porte. Ils organisent des réunions chrétiennes auxquelles ils vous invitent, ouvertes au public, durant lesquelles ils enseignent la Bible et en dégagent des applications de notre quotidien.

La lutte contre les témoins de Jéhovah : le CCMM.

Quelques recherches...

Le CCMM signifie Centre Contre la Manipulation Mentale. Il est fondé en 1981 par Ikor, qui est un écrivain. Le but étant de protéger la liberté de l’homme. Leurs intentions se transmettent par l’action d’information, d’éducation et de mise en garde du public fondé sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la convention des droits de l’enfant ainsi que la référence aux valeurs républicaines qui sont liées aux principes de laïcité.

Les moyens d’actions sont des moyens de communications : comme les débats, les conférences , les diffusions d’informations et d’expériences ainsi que des recherches documentaires et d’informations et d’actions pédagogiques.

Le CCMM s’adresse aux victimes d’emprise mentales diverses, comme une emprise mentale familiale ou citoyenne. Il informe sur le phénomène sectaire, la prévention et vient en aide aux victimes.

C’est un espace d’écoute et d’information.

Ce qu'en dit le CCMM

Selon le CCMM , les témoins de Jéhovah ont des "techniques" pour faire passer leurs "messages". Ils utilisent divers procédés pour trouver des adeptes.

Les témoins de Jéhovah prêchent "la parole de Dieu" à domicile en sonnant aux portes, ils apprennent aux personnes qu'ils vont connaitre une persécution et une réticence face au monde extérieur, en leur faisant part de leur peur de la fin du monde. Il développe alors l'hostilité à l'égard des personnes chez qui ils sonnent et permettent alors, à l'aide de prospectus et d'arguments, une sorte de manipulation. Le porte à porte se pratique dès le plus jeune âge, ce qui provoque une sorte de préparation commerciale, qui vise à influencer le plus de monde possible. Leurs discours restent figés, ils sont préparés à l'avance. Ils présentent leurs discours avant de partir à la recherche de nouveaux témoins. S'il n'accomplit pas ses objectifs, le challenge de responsabilité est remis en cause, et il est accusé d' "apostat", c'est à dire de renier sa foi. Il y a une forte pression de matérialité de la foi, car cela fonctionne par objectif. Le contrôle est permanent pour les témoins de Jéhovah, il y a un poids de la hiérarchie et une sorte de réalité visionnaire qu'ils partagent, celui de leurs positions sur la fin du monde, et s'identifient comme les sauveurs, les protecteurs face à la mort dû à la nature.

Désirée Charmoille, Léa Coutelle, Ye He, Lolita Pheulpin

30 janvier 2014

LAÏCITE EN FRANCE : KEZAKO?

Photo pour l'article laïcité

Mieux comprendre la laïcité, mot porté comme un drapeau, représentant la France et sa tolérance, et éviter les malentendus entre croyants et non-croyants, Français et non-Français, tel est l’objet de cet article...

Après moultes recherches fructueuses et très variées, j’ai pu observer que ce mot était utilisé uniquement en France, une majorité de pays lui préférant le terme de "séculier". Pourquoi ? Parce qu'il s'est développé en France et porte déjà une histoire.

Un peu d'histoire...

Le mot  « Laïque » n’est pas issu d’un acte révolutionnaire de tolérance envers tous les hommes et de leurs pratiques religieuses. Ce terme est né au sein même des églises chrétiennes. « Laicus » désignait : « toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux ». Autrement dit, le Laïc était stigmatisé par l’Eglise comme profane…Au Moyen-Age, « laïcus » devient « laïcat ». Ce terme distingue l’homme commun, c’est-à-dire l’homme n’ayant pas eu d’instruction en opposition à l’homme ayant suivi une instruction du fait de son appartenance religieuse.Puis le laïque devient le « non-croyant », « athée » ou « neutre idéologiquement ».

Laïcité et République

Le  principe de laïcité est utilisé par l’Etat français pour désigner la séparation du pouvoir entre l’Etat et la religion. Par la loi de 1905 de Séparation de l'Eglise et de l'Etat, la République s’engage, au nom de ce principe, à « assurer la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes ». Pour ne pas défavoriser les athées et les agnostiques, les activités cultuelles des croyants ne sont pas directement subventionnées, et  un mode associatif pratique est créé : les associations "culturelles".Aujourd’hui, le terme laïque correspond à la neutralité de l’Etat et de ses représentants concernant les questions religieuses.

Croyances et pratiques

Un amalgame entre croyances et  pratiques, est observé. Mais les pratiquants eux-même connaissent-ils la signification des symbôles qu'ils portent? C'est en ceci que la laîcité joue un rôle de régulateur, entre la tolérance et le « tout-permis ».Au-delà de cette liberté, la laïcité évite aux pratiquant(e)s de s'enfermer dans une mauvaise interprétation et être eux(elles)-même "utilisé(e)s" comme drapeau politico-religieux. Elle évite les débordements extrémistes.Au lieu de s' insurger contre les débats concernant les signes extérieurs religieux, il faut surtout cerner les contours de ce qu'ils représentent. Chaque citoyen est censé connaître le droit, le pratiquant est censé connaître la pratique de sa religion. Embrasser une religion n'est pas forcemment en comprendre tous les enjeux politiques.

Liberté, égalité, fraternité

La notion de laïcité, en tout cas en France, vient donc bien compléter celle de sa devise  « Liberté, Egalité, Fraternité »:soyons libres de nos opinions, soyons égalitaires et non dans la soumission,soyons fraternels et ouvrons nous à l'autre pour comprendre et accepter nos différences.Cela s'entend dans les deux sens bien évidemment.

Et si lecteur, tu veux enrichir le débat...

Audrey STROPOLI

Pour de plus amples information, un article de la documentation française sur les fondements constitutionnels de la Laïcité à la Française.

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